Nuisances aériennes. Du mieux à Roissy-CDG

Le dernier rapport de l’Acnusa montre un léger mieux en matière de nuisances aériennes à Roissy-CDG.

04/04/2017 à 11:53 par Bénédicte de Chivré

Le trafic du Bourget augmente mais le plan contre le bruit n'est pas validé par le préfet.  ©peshkov - Fotolia
Le trafic du Bourget augmente mais le plan contre le bruit n'est pas validé par le préfet. ©peshkov - Fotolia

L’Acnusa (Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires) a publié le 13 mars 2017 son rapport annuel 2016, présentant un état des lieux des avancées et freins en matière de maîtrise des nuisances aéroportuaires, ainsi que des propositions et leviers d’action. rappelons que, en France, 6,5 à 7 millions de personnes sont aujourd’hui survolées plusieurs fois par jour par des avions évoluant à moins de 2 000 mètres au-dessus du sol.

Selon Bruitparif, 420 000 personnes sont exposées en Ile de France à des seuils de bruit supérieurs à la valeur réglementaire de 55 dB(A).

En savoir plus sur les moyens de lutter contre le bruit des avions.

475 700 mouvements observés

Le rapport 2016 de l’Acnusa fait état d’une baisse de 5 % de l’indice de bruit (IGMP) entre 2013 et 2015 à l’aéroport Roissy-CDG.

  • L’amélioration vient d’une baisse sensible du nombre de mouvements de nuit et de la modernisation de la flotte.
  • Des mieux qui ont été cependant amoindris par la hausse du trafic global, avec 475 700 mouvements aériens observés en 2015.

Le Bourget, toujours en suspens

Par ailleurs, l’Acnusa s’étonne que le plan d’exposition au bruit de Paris-Le Bourget, basé sur des recommandations de 2011 et qu’elle a approuvé en mars 2015, ne soit pas validé par les préfets.

Tant que ce plan n’est pas publié, le droit de construire n’est pas encadré et tous les immeubles d’habitation, anciens ou nouveaux, et les bâtiments sociaux ou éducatifs sont éligibles à l’aide à l’insonorisation, aux termes des critères légaux (permis de construire déposé avant la publication du PEB). S’il est permis d’être optimiste et d’espérer que les constructions sont faites en tenant compte de la présence de l’aéroport et des normes d’isolation à retenir en fonction de la zone de bruit, il n’y a aucune certitude qu’il en soit ainsi.

L’Autorité a demandé que lorsque des logements d’habitation se situent à proximité immédiate d’un aéroport sur lequel il y a, chaque nuit au moins vingt mouvements entre 22 heures et 6 heures, « le gestionnaire soit tenu d’offrir aux propriétaires intéressés de racheter leur bien au prix d’un bien équivalent ».

Sous les avions de Roissy-CDG et du Bourget

En mars 2015, l’Acnusa a demandé qu’une étude soit menée sur les zones où les plans d’exposition au bruit de Paris-CDG et de Paris–Le Bourget se superposent afin « d’évaluer les conséquences possibles sur le classement de ces zones en matière de niveau de bruit ». La DGAC a fait savoir que cette étude sera conduite en 2017.

Un impact sanitaire réel

En 2015, une étude Bruitparif a permis également d’estimer le désagrément causé à un individu moyen du fait de son niveau d’exposition chronique au bruit des transports au cours de sa vie.

Les évaluations réalisées donnent une valeur statistique de 7,3 mois en moyenne par individu de moins de vie en bonne santé, cette valeur pouvant atteindre de l’ordre de deux ans pour les personnes les plus fortement exposées au bruit des transports.

BC

Consulter l’intégralité du rapport 2016 de l’Acnusa

Captcha en cours de génération.....Version audio
Changer l'image