Le Châtelet-en-Brie Devialet, le roi des enceintes haute-technologie part à la conquête du monde

Les enceintes Devialet fabriquées au Châtelet-en-Brie veulent déferler sur le marché mondial.

14/02/2017 à 17:06 par thomas.martin

Quentin Sannie , PDG de Devialet , tient une enceinte Phantom , le produit phare de sa marque ©Photopqr/LeParisien -
Quentin Sannie , PDG de Devialet , tient une enceinte Phantom , le produit phare de sa marque ©Photopqr/LeParisien -

La start-up Devialet, basée au Châtelet-en-Brie, a inauguré à Hong Kong la première boutique d’un vaste plan visant à ouvrir une centaine de points de vente à travers le monde.

De Paris à New York, en passant par Londres, Singapour ou Séoul, Devialet vise des marchés stratégiques pour son matériel acoustique haut de gamme. La société doit, pour cela, investir 30 millions d’euros, forte d’une levée de 100 millions fin 2016 auprès d’investisseurs asiatiques, américains et européens.

La société française a annoncé vouloir étendre sa distribution aux 30 principales villes mondiales d’ici trois ans.

Un doublement du chiffre d’affaires cette année ?

C’est au Châtelet-en-Brie que les enceintes choisies par Apple pour une commercialisation mondiale sont fabriquées.

Des grands noms de la musique comme Jay-Z ou Neil Young ont déjà adopté les produits avant même qu’Apple ne s’y intéresse. Les premiers modèles de la marque atteignaient jusqu’ici des prix les réservant aux spécialistes, autour de 12 000 euros. Mais avec la Phantom, la petite dernière destinée au grand public avec un prix d’appel autour de 1 800 euros, Apple a senti la bonne opportunité.

En Asie, le groupe mise sur la vente de 50 000 exemplaires de son enceinte connectée Phantom. Depuis son lancement fin 2014, cet objet à la forme ovoïde s’est écoulé à un peu moins de 40 000 unités.

Devialet vise un nouveau doublement du chiffre d’affaires cette année après avoir engrangé 60 millions d’euros de revenus l’an dernier et un résultat légèrement bénéficiaire.

Pour les années suivantes, Devialet a dans ses cartons un projet d’équipement à un prix davantage accessible au grand public, indique L’Opinion. « Nous voulons tout rafler. On ne peut pas le faire uniquement avec des produits à 2 000 euros, explique Quentin Sannié au journal. Phantom, c’est notre premier Mac qui commence à raconter le futur. La prochaine étape ce sera notre iPhone. »

77820 Le Châtelet-en-Brie

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